J'étais à cette réunion du 24 mars où je représentais UMINATE 82.
J'ai pris des notes sur le vif et voici donc un compte rendu de toute façon plus fidèle que l'article de La Dépêche.

REUNION SUR LE PARC NATUREL REGIONAL DU 24 MARS 2004 A SAINT ANTONIN NOBLE VAL

Participaient à cette réunion :

Mr MALVY Président du Conseil régional de Midi-Pyrénées, Mr BAYLET Président du Conseil général de Tarn-et-Garonne, Mr CARCENAC Président du Conseil général du Tarn, Mr CAMBON Vice-Président du Conseil général de Tarn-et-Garonne, Mr BOUSQUET Maire de Valence-d’Agen, Mr RAYNAL Conseiller général de Tarn-et-Garonne, Mr MASSAT Maire de Varen et Président de la communauté de communes, Mr SPENALE Maire de Saint-Antonin-Noble-Val, le Maire de Laguépie, Mr BOYER Maire de Penne-du-Tarn, Mr CAVAILLE Maire de Cazals en présence d’un public relativement nombreux (associatifs, socio-professionnels etc...).

Mr BAYLET : Le projet date de 1998. Il a été inscrit au contrat de Plan Etat-Région 2000/2006 et a immédiatement recueilli un avis favorable. En 2000 s’est tenue une réunion d’information à St Antonin et, en septembre 2000, une autre réunion à Vaour à l’issue de laquelle a été créée une association de promotion du parc. En janvier 2001, le Conseil régional a délibéré pour une étude de faisabilité. Actuellement le Tarn est favorable au projet. Le département de l’Aveyron donnera sa réponse après les élections cantonales et régionales. Il faut entrer maintenant dans une phase plus active. Il existe en Tarn-et-Garonne une vraie volonté pour une politique environnementale portée par le Pays Midi-Quercy. Notre environnement constitue un formidable patrimoine à préserver tout en créant une économie locale. Le développement doit valoriser ce milieu au lieu de l’abîmer. Il faut concrétiser ce projet.avant 2006, terme du Contrat de plan Etat-Région. On est allé très vite au début, plus lentement au milieu et on va aller très vite à la fin.

Mr CARCENAC : J’ai été président du Parc régioinal du Haut-Languedoc et je peux dire que ce n’est pas facile à gérer et qu’un parc a un impact important sur les gens qui vivent sur ce type de territoire. Il faut laisser les collectivités locales et les associations se déterminer. Le parc naturel régional est un outil intéressant par exemple pour la promotion des produits agricoles de terroir etc...

Mr MALVY : Il existe actuellement trois parcs naturels régionaux : Parc des Causses du Quercy dans le Lot, Parc des Grands Causses dans l’Aveyron et Parc du Haut-Languedoc. Il s’agit de la forme la plus évoluée de nos structures d’aménagement du territoire. Trois parcs sont en gestation : Le Parc Naturel des Pyrénées Centrales en Ariège, le Parc Naturel de l’Aubrac à cheval sur l’Aveyron et la Lozère et le Parc Régional Naturel des Bastides, des Gorges de l’Aveyron et de la Grésigne concernant le Tarn-et-Garonne, le Tarn et l’Aveyron.
Donc à terme il s’agirait de 6 parcs en Midi-Pyrénées. Concernant le Parc des Bastides, des Gorges de l’Aveyron et de la Grésigne, il s’agit maintenant de mettre en place un comité de pilotage et d’en définir le périmètre. Il a été créé un Conseil de développement qui associe des élus et des associatifs. A noter que par exemple l’action culturelle autour du patrimoine pourra être mieux financée dans le cadre du parc par le Conseil général, la Région, l’Etat et l’Europe. L’ARPE (Agence Régionale pour l’Environnement) est un guide précieux pour les pratiques environnementales. Dans un parc on peut par exemple développer la filière bois et le chauffage par le bois.

Mr BAYLET : Un collège est en cours de construction à Montech et un chauffage au bois est à l’étude.

Mr le Maire de Laguépie : En qualité de Président de la commission de la structure Pays Midi-Quercy qui s’occupe du projet parc, j’ai eu des entretiens avec les présidents des conseils généraux des départements concernés. Mr PUECH, Président du Conseil général de l’Aveyron attend la fin des élections pour se prononcer.

Mr MALVY : Des conventions sont possibles entre parcs et pays.

Mr DALLIER (UMINATE 82) : Je rappelle qu’à l’époque de la diffusion de l’information sur le projet de parc naturel régional des Bastides, des Gorges de l’Aveyron et de la Grésigne, des associations dont UMINATE 82 avaient posé en préalable à tout jugement sur ce projet le fait qu’il fallait définir , dans le territoire du parc, les secteurs qui seraient mis en réseau Natura 2000. Il est du reste très significatif que tous les échanges d’idées avec les associatifs, les socio-professionnels, qui auraient du être impulsés par le Conseil général de Tarn-et-Garonne avant l’annonce officielle du projet ont eu lieu après, dans le cadre des réunions Natura 2000 qui se poursuivent toujours actuellement. Je pense que cette mise en veilleuse du projet a somme toute été bénéfique pour tous.Pour preuve la création des conseils de développement dans lesquels se retrouvent élus, associatifs et socio-professionnels. Il faut maintenant réexaminer ce projet de parc avec une volonté d’écoute et de dialogue.

Mr BAYLET : Nous avons certes été vite au début mais nous avons présenté le projet aux collectivités locales. A noter que, souvent, on nous reproche d’être trop lents.

Mr MALVY : L’Agence régionale pour l’Environnement héberge UMINATE.

Mr DELABRE : Conseiller municipal de Penne-du-Tarn : Je rappelle que les associations de Vaour se sont mobilisées sur ce projet. Elles ont organisé une réunion de 200 personnes en septembre 2000. Il y a une part d’utopie dans un projet de parc, il y a aussi des conditions environnementales, des espoirs de développement. Nous avons été déçus de voir que ça ne progressait pas. Nous espérons que la constitution de Pays ne sera pas un handicap.

Mr SPENALE clos la réunion en remerciant les participants et les invite à un pot.


Jean Claude Dallier